Loop Fair Barcelona
Room 113
Almanac Barcelona, 619-621, Gran Via de les Corts Catalanes, Barcelona, Espagne
18 - 20 Novembre 2025
25:34
Avec (dans l'ordre d'apparition) : Sandy, Irene, Jose, Dinora, Anita, Floyd, Robert, Leon, Frank, Selma, Nancy
Réalisé par Julien Discrit
Produit par Christophe Acker et Julien Discrit
Producteur exécutif : That Film
Écrit par Julien Discrit
Cinématographie : Christophe Acker
Son : Gary Day
Montage : Christophe Acker et Julien Discrit
Son de post-production : Clément Chauvelle
Musique originale : Julien Discrit
Musique additionnelle :
"An Empty Bliss Beyond This World"
Écrit et interprété par The Caretaker
(P) 2011 History Always Favours the Winners
Courtesy de History Always Favours the Winners
"Gracias a la Vida"
Écrit par Violeta Parra
Interprété par Mercedes Sosa
(P) 1971 Phonogram S.A.I.C.
Courtesy d'Universal Music Group
Tourné à Town Square® The George G. Glenner Center, San Diego, CA. USA
Remerciements spéciaux :
Les participants et familles du George G. Glenner Center, l'équipe du site Town SquareⓇ, Scott J. Tarde, Lisa D. Tyburski, Gloria de Aragón Baker et Bella Buenrrostro. Mélissa Demontigny Hinkin et sa charmante famille. Julie Ripoll, Alliance Française de San Diego, Olivier Le Falher et les services culturels français de New York. Laurence Maynier, Caroline Cournède. Anne Stenne, Angèle Levet Stenne, Samuel Levet Stenne, Héctor Castells, Florence Cohen, Anne-Sarah Bénichou, Louise Daviot, Olivia Grandperrin.
Produit avec le soutien de la DRAC Île-de-France, la Villa Albertine
, la Fondation des Artistes, Paris
©2025 Julien Discrit/That Film
Tous droits réservés
Courtesy de la Galerie Anne-Sarah Bénichou, Paris
Ce film est dédié à tous les participants qui nous ont quittés, ainsi qu'à leurs proches
À la mémoire d'André Roblet
Edited Memories nous plonge dans un centre de soins pour personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, situé à San Diego en Californie. Conçu selon les principes de la thérapie par la réminiscence, il prend la forme d'un gigantesque décor reproduisant les années 1950-60, dans le but affiché de proposer une expérience immersive. Diner, pub local, animalerie, place publique etc. ici tout est fictif ou plutôt, tout est fiction. Le film observe donc ce dispositif thérapeutique singulier où l'artifice du décor se mêle aux souvenirs authentiques des résidents, créant un trouble permanent entre document et mise en scène. Les paroles captées dans leur répétition et leur fragilité révèlent l'ambiguïté fondamentale du lieu : espace de soin ou plateau de cinéma ? Patients ou acteurs rejouant leur propre existence ? Cette confusion volontairement entretenue par le montage transforme le centre en un plateau de tournage où la mémoire devient performance, où le souvenir se confond avec sa mise en scène thérapeutique. Le film interroge ainsi ce que devient le récit de soi quand la mémoire défaille, quand le souvenir se dérobe, entre l'authenticité d'un vécu et sa possible construction. Il tente malgré tout de révéler ce qui persiste : l'irréductible singularité de chaque individu.